On connaît l’opulence naturelle des Charmes. Lorsqu’elle est couplée à la puissance propre au millésime et à une vinification « haute-couture » qui permet d’insuffler au vin un supplément de finesse et d’énergie, le résultat est juste splendide : nous tenons probablement ici un des plus séduisants et distingués Meursault-Charmes du millésime !
Les Bouzereau exploitent une cinquantaine d’ares, plus précisément situées sur le climat des Charmes-Dessus, tout contre le célèbre Clos des Perrières. L’âge moyen des vignes (40 ans environ) leur permet de s’enraciner dans le sous-sol calcaire, tout en tirant du sol plus limoneux la concentration et ce côté voluptueux que l’on apprécie tant dans les Meursault-Charmes.
Après avoir passé 16 mois en fûts, dans les caves fraîches du Domaine, creusées en 2008 pour justement se donner les moyens d’allonger et d’affiner les élevages, ce Meursault-Charmes est encore un peu timide, bien sûr, mais étonne déjà par la sensation de délicatesse que son bouquet dégage, sur d’élégantes notes florales évoquant le chèvrefeuille, l’œillet et les pétales de rose.
A la fois expressif et subtil, le vin se déploie ensuite par pallier : d’abord la finesse et la fraîcheur des agrumes, puis une délicate note fumée évoquant la noisette grillée. Viennent ensuite des arômes plus sensuels, véritables « marqueurs » du terroir des Charmes, sur des notes de crème de fruits blancs, de gelée d’abricot, de pêche rôtie et de marmelade.
La superbe maturité et l’éclat aromatique du fruit se retrouvent en bouche, où le vin révèle une vraie densité de texture qui s’équilibre parfaitement avec cette acidité scintillante, particulièrement bien dosée sur ce millésime 2017. Elle souligne la trame minérale omniprésente et donne au vin un élan, une énergie, une vitalité qui vous font du bien ! La finale n’en finit pas de s’étirer, avec ses fins amers entre amande fraîche et écorce d’orange, sa salinité salivante et toujours ce magnifique fruit (prune jaune, pêche) que l’on retrouve avec jubilation.
Un grand Charmes en devenir, à la fois puissant et raffiné, qu’il conviendra d’attendre au moins 5 ans et de bien aérer deux heures avant de le déguster, pour accompagner un homard et son jus crémeux de carapace…
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