Le climat Margotés occupe la partie méridionale du finage des premiers crus de Rully. La parcelle exploitée par la famille fut replantée en 1999 par Paul Jacqueson. Elle bénéficie d’un terroir mêlant calcaires et marnes blanches, très similaire aux sols que l’on retrouve sur la Côte de Beaune, et d’une parfaite exposition au Sud-Est.
Sur ce millésime 2020 aux rendements très limités, le terroir calcaire des Margotés s’exprime avec beaucoup de charme et d’intensité. S’il reste imprégné de cette minéralité crayeuse typique, sa volupté fruitée, presque crémeuse en bouche, nous tire presque du côté de Meursault...
Dès le premier nez, on tombe sous le charme d'évocations florales sensuelles et raffinées, autour du chèvrefeuille et du jasmin, complétées d’une note anisée rafraîchissante. De toute évidence, les racines de la vigne ont plongé dans le calcaire et livre aujourd’hui une interprétation subtile du terroir, donnant aux vins des accents de craie et de pierre humide. Mais, assez rapidement, c’est bien l’éclat gourmand du fruit qui s’affirme aux avant-postes : la poire, la pêche et l’abricot délicatement vanillé dansent une joyeuse farandole autour d’un cœur d’agrumes confits et de brioche fraîche. C’est un régal.
En bouche, si l’on perçoit encore quelques traces d’un boisé fin, avec une touche de praliné et de vanille, ce sont les agrumes qui arrivent au premier plan, sur des saveurs de zeste de mandarine confit, de pomelo et de kumquat, mêlées aux fruits à noyau compotés. Plus le vin avance, plus il déploie une matière dense, parcourue d’une belle énergie. La finale surprend presque par sa force, son intensité crayeuse et sa persistance impressionnante, portée par une dimension saline franchement salivante.
Un grand blanc bourguignon, à un prix très raisonnable, qui s’accordera aussi bien, d’ici 3 ou 4 ans, avec des Saint-Jacques rôties accompagnées d’une émulsion de cerfeuil que des ris de veau à la crème. Succulent !
Quantité limitée à 3 bouteilles par client.
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