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Domaine d'Aupilhac - Aupilhac Blanc - 2024 - blanc

Épuisé
Aupilhac Blanc

A travers cette cuvée, mise au point sur le millésime 2015, Sylvain honore l’autre grand terroir du Domaine, celui qui a donné son nom à la propriété : Aupilhac. C’est ici que tout a commencé en 1989 lorsque le jeune Sylvain hérite de 5 hectares de vignes qu’avait précieusement conservé son père, Charles, un autre amoureux de la vigne et du vin que le destin a cependant conduit à embrasser une carrière de chercheur.

Situé en contrebas de l’emblématique château médiéval du Castellas, le vignoble occupe aujourd’hui environ 13 hectares, sur des terrasses patiemment remaniées par Sylvain, en bordure d’une garrigue typiquement méditerranéenne, avec ses chênes verts, ses arbousiers, genêts et autres plantes aromatiques. Ici, la vigne s’imprègne d’un substrat mêlant argiles et marnes bleues, sur un sous-sol calcaire.

Dans ce paysage exposé aux rayons les plus chauds du soleil estival, la plante bénéficie cependant de nombreuses nappes phréatiques et rivières souterraines qui garantissent une alimentation hydrique régulière. Un élément essentiel dans un contexte de sécheresses à répétition. En outre, la position de piémont par rapport au plateau du Larzac offre également en été une pluviométrie un peu supérieure : les averses orageuses y sont plus fréquentes. Sylvain a fait le choix de privilégier des cépages sudistes à commencer par le carignan blanc, mais aussi la clairette, le grenache blanc (planté sur des sols plus pauvres d’éboulis calcaires) et une faible proportion d’ugni blanc.

Fervent adepte d’une culture biologique et bio-dynamique, Sylvain Fadat attache un soin tout particulier à la préservation de ces magnifiques terroirs et au « bonheur » de sa vigne. Travail des sols et gestion habile des couverts végétaux, préparations naturelles dynamisantes, vendange manuelle au petit matin, pour éviter tout risque d’oxydation du moût et préserver un maximum de fraîcheur, rien n’est laissé au hasard. A la recherche de l’expression pure du fruit et du terroir dont il est issu, Sylvain fait le choix d’une fermentation et d’un élevage en grands foudres, conçus par le célèbre tonnelier autrichien Stockinger.

D’abord compact, le nez s’ouvre lentement sur un registre forestier, marqué par les conifères, la résine et les aiguilles de pin, la mousse végétale courant sur les écorces. Cet univers séveux, frais et chlorophyllien, se déploie ensuite vers des horizons plus solaires de fleurs séchées, de jonquille et d’aubépine délicatement parfumée. L’aération révèle une facette plus gourmande, où dominent des fruits à chair blanche parfaitement mûrs dominés par une pêche juteuse, complétés de parfums de melon fondant et un rappel sucré-épicé évoquant une tarte à l’orange parsemé d’un soupçon de cannelle. Après quelques minutes supplémentaires, le vin gagne encore en profondeur pour dévoiler des notes de noix de cajou, de lait ribot et de pain d’épices. L’ensemble se montre précis, vibrant et singulier, exprimant avec justesse l’équilibre entre fraîcheur et richesse, typique des grands blancs du Languedoc.

La bouche impressionne par son équilibre et sa droiture. La maturité des raisins est parfaitement maîtrisée : le jus se montre ample, mais conserve une tension remarquable. Dès l’attaque, une fraîcheur saline s’impose, rappelant les embruns méditerranéens et des notes subtiles de salicorne. La texture se fait ensuite plus veloutée, nappant le palais d’un gras soyeux, presque aérien. Le cœur de bouche, pulpeux, s’exprime sur la poire mûre et le brugnon, avec une précision nette. La colonne vertébrale minérale, tranchante et légèrement iodée, soutient l’allonge et la profondeur aromatique. La finale, d’une grande persistance, laisse apparaître de beaux amers salivants qui prolongent l’équilibre entre énergie et gourmandise. Un blanc méridional d’une grande justesse, comme on les aime.

Servez-le avec des filets de maquereaux vapeur, relevés d’un bouquet de fenouil, cerfeuil et persil, accompagnés de langues d’oursin nappées d’un soupçon de sauce soja. Il s’accordera aussi à merveille avec un caviar d’aubergine au sésame torréfié. Enfin, les fromages secs lui conviennent parfaitement : on pense à une tomme de brebis affinée comme l’Ossau-Iraty.

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Dégustation et accords

Robe : Jaune dense, reflet or

Nez : frais, riche : séveux, frais et chlorophyllien (conifères, résine, aiguilles de pin, mousse), fleurs séchées, jonquille, aubépine, fruits à chair blanche, pêche, melon, tarte à l’orange parsemé de cannelle, noix de cajou, lait ribot, pain d’épice.

Bouche : ample, tension remarquable, attaque à la fraîcheur saline (embruns, salicorne), texture veloutée, gras soyeux voire aérien, cœur de bouche pulpeux (poire, brugnon), dimension minérale, tranchante et iodée. Finale persistante sur de beaux amers salivants.

Accords mets-vins : filets de maquereaux vapeur, relevés d’un bouquet de fenouil, cerfeuil et persil, accompagnés de langues d’oursin nappées d’un soupçon de sauce soja. Un caviar d’aubergine au sésame torréfié. Des fromages secs : tomme de brebis affinée (l’Ossau-Iraty)

Conseils services

À consommer : Dès aujourd'hui et jusqu'en 2032

Température de service : 11 à 12°

Ouverture : Rapide aération (1/2 heure)

Caractéristiques techniques

Appellation : Languedoc

Millésime : 2024

Cépage : Carignan blanc 40%, Clairette 30 %, Grenache blanc 20 %, Ugni blanc 10 %.

Culture : Biologique et bio-dynamique

Notes et récompenses

91/100

Note moyenne des guides

91/100

Le vin

C’est la quintessence du blanc du Languedoc qui coule dans la trame du 2024, qui sort de ce millésime chaud avec une distinction évidente : un jus rafraîchissant à l’allonge parfaite. Beau démarrage

A propos

Si Sylvain Fadat est né à Saint-Cloud, sa famille l'a ramené vers la terre de ses ancêtres à Montpeyroux quelques mois plus tard. C'est sur ce terroir frais et sauvage, où les calcaires côtoient les marnes bleues et l'influence volcanique, qu'il va écrire une très belle page d'histoire viticole. Alors que son père oscille entre ses recherches sur la bécasse et l'entretien de ses lopins de vigne, c'est la viticulture que choisira sans hésitation Sylvain. Le néo-vigneron reprend les 5 hectares de la famille à partir de 1989 et vinifie les quatre premiers millésimes dans des citernes de camion, en extérieur. C'est à la force du poignet qu'il va construire ensuite sa cave en 1993 et agrandir son domaine. Il défriche pour révéler de nouveaux îlots de vignes autour de celles de la famille au lieu-dit Aupilhac. En 1998, c'est une nouvelle étape, celle de la plantation d'un vignoble unique : Cocalières, amphithéâtre haut perché, lieu magnétique exposé nord. Entre temps les élevages se sont affinés, les vins produits ont défié le temps. L'énergie déployée, le respect de l'environnement, la justesse des vins, ne peuvent qu'être salués. Sylvain Fadat, accompagné de son épouse Désirée depuis 2000, est incontestablement une figure de proue de la région.

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Fidèle à ce terroir calcaire d'altitude, le vin se déploie dans un style frais et aérien, sur ce millésime réputé solaire. Il magnifie les 5 cépages assemblés pour livrer ce jus lumineux et énergique, aux accents floraux finement anisés et au fruit resplendissant. Sa densité enveloppante est traversée d’un intense courant d’épices. Un modèle.

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Fidèle à ce terroir calcaire d’altitude, le vin se livre dans un style frais et élégant, porté par un bouquet printanier d’arbres en fleurs, de fruits blancs et d’agrumes subtils. La bouche charnue déploie des saveurs de poires, de pommes, d’amande, de zestes d’orange ou du kumquat, relevés d’une touche minérale. On aime son éclat et son énergie.

Note moyenne des guides 94/100

Épuisé