Rares sont les vignerons suisses dont les vins s’arrachent sur tous les continents : c’est pourtant bien le cas des blancs signés Marie-Thérèse Chappaz, devenue au fil des ans la référence absolue du vignoble valaisan et l’icône d’un pays tout entier, à la très ancienne tradition viticole.
Qu’elle vinifie en sec ou en moelleux (ses fameux « grains nobles » ou les plus rares encore "grains par grains"), qu’elle s’attaque aux grands cépages rhodaniens (comme la marsanne rebaptisée ici « ermitage ») ou aux typiques cépages valaisans, petite arvine en tête, Marie-Thérèse livre des interprétations fulgurantes et absolument uniques de ces terroirs alpins, particulièrement vertigineux. Travailler la vigne relève parfois du sacerdoce. Il suffit pour s’en convaincre de contempler, depuis la maison familiale de Liaudisaz au-dessus de la ville de Fully, ces pentes abruptes impressionnantes, aménagées en une fascinante juxtaposition de petites terrasses en pierres sèches. Elles forment autant de micro-parcelles plantées de vieux ceps à la taille caractéristique « en tire-bouchon ».
Après un diplôme à la prestigieuse école d’œnologie de Changins où l’on n’hésite pourtant pas à lui dire, au début des années 1980, que « cette école et ce métier n’offrent aucun débouché pour les filles » (!), Marie-Thérèse, loin de se décourager, va ensuite travailler pour la Station fédérale de recherche en agronomie et viticulture. Pendant 6 années qu’elle qualifie elle-même de « passionnantes », elle affine sa connaissance intime des terroirs valaisans et de leurs cépages endémiques. Puis, en 1987, Marie-Thérèse décide de se lancer dans le grand bain, après que son père lui a confié, conformément à la tradition locale, quelques parcelles de vignes. Partie dans l'aventure du vin avec un petit hectare, elle va alors patiemment reconstituer, avec l’aide de ses tantes, oncles et cousins, le vignoble originel de la famille, constitué jadis par son grand-oncle, Maurice Troillet. Une figure emblématique qu’elle admire, vigneron mais aussi ancien président du Conseil d’Etat du Valais.
Sur ces coteaux escarpés de la haute vallée du Rhône, protégés des vents par les montagnes environnantes et bénéficiant d’un microclimat à l’ensoleillement exceptionnel, Marie-Thérèse se dévoue corps et âme à ses vignes. Vigneronne opiniâtre, charismatique, littéralement habitée par les terroirs de Fully, vinificatrice d'instinct, elle ne tarde pas à connaître la consécration. A peine 10 ans après ses débuts, l'édition suisse du magazine Gault & Millau en fait sa vigneronne de l’année, tandis que ses vins s’arrachent sur bon nombre de tables étoilées !
Malgré le succès, Marie-Thérèse reste habitée par une insatiable curiosité mais aussi par le doute, le doute productif, celui qui fait avancer, toujours. C’est ainsi qu’elle n’hésite pas à prendre un virage important en 1997, après une rencontre déterminante avec François Bouchet. Véritable "pape" de la biodynamie, il conseille à l’époque un autre vigneron précurseur et emblématique du vignoble rhodanien, Michel Chapoutier. Totalement convaincue par cette approche qui voit le vignoble comme un véritable écosystème et la vigne comme un lieu d’interaction entre toutes les énergies et les sources de vie qui l’entourent, Marie-Thérèse lance avec passion la conversion biodynamique de son vignoble de 13 hectares. Avec l’aide d’une équipe jeune et dévouée, fédérée autour de ces valeurs de respect du vivant et de partage, elle entreprend un travail colossal qui débouchera par sa certification en 2003. On n'oubliera pas de rendre également hommage à sa fidèle jument ardennaise, seule à même de labourer ces fines bandes de terres sur ces pentes escarpées. Ici, aucune monotonie mais un paysage varié, entre rangs enherbés, talus fleuris peuplés de papillons et autres insectes pollinisateurs, bosquet de chênes ou buissons d’églantiers, plantes bio-indicatrices, serpolet, origan ou achillée... Le vivant, tout le vivant, rien que le vivant !
Si le travail à la vigne est herculéen, les rendements sont souvent infimes : aux antipodes de la course aux rendements que pratiquent trop de vignerons du Valais (surtout en plaine), Marie-Thérèse poursuit inlassablement sa quête d’un vin authentique et vivant, d’un vin qui vous raconte une histoire, celle de son terroir et de ses origines, magnifiée par le génie d’une vigneronne inspirée. Goûter aux blancs de Marie-Thérèse relève d’une expérience sensorielle totale, surtout si on leur laisse le temps de se patiner quelques années en cave : une matière impressionnante d’énergie et de densité, des bouquets intenses, singuliers, vous invitant à voyager dans des contrées à la beauté mystérieuse, une sensation de pureté omniprésente et des équilibres magistraux, des associations gastronomiques innombrables et, au final, un style unique et extraordinairement touchant.
A l’instar d’une Lalou Bize-Leroy en Bourgogne ou d’une Christine Vernay, sur les rives françaises du Rhône, Marie-Thérèse est aujourd’hui célébrée par tout ce que la planète « Vin » compte de critiques et palais avisés. « Icône du vin suisse » pour les uns, « Lady of Wine » pour les autres, abonnée aux scores stratosphériques dans le Wine Advocate ou le Wine Spectator, elle inspire aujourd’hui des générations entières de vignerons aux quatre coins du monde. Elle n’a pourtant rien perdu de sa simplicité, de son ouverture aux autres, de sa curiosité et surtout, de son goût du défi. Comme elle le dit, elle « n’aime pas les choses faciles, il lui faut de l’action » ! Encore et toujours. Dernier acte en date : la plantation récente d’un cépage blanc très ancien, originaire des Grisons et aujourd’hui quasiment disparu, le légendaire completer…
Nous sommes heureux de vous proposer aujourd’hui ces bijoux qui magnifient fendant, petite arvine et ermitage (nom local de la marsanne) comme aucun autre. A commencer par ce millésime 2024 qui ne fut pas de tout repos à la vigne, pour des rendements assez faibles, mais qui a donné des jus d’un éclat aromatique et d’une finesse rares. Mention spéciale pour la petite arvine qui n’avait pas brillé à ce point depuis longtemps. La saison a commencé par un hiver particulièrement doux et assez sec : la neige s’est faite bien rare sur les sommets alpins qui surplombent Fully. Ce n’est que quelques jours avant le printemps que les précieux cristaux blancs recouvraient enfin des vignes encore endormies. Le débourrement a démarré assez tôt : heureusement, point de gel tardif cette année pour venir gâcher la fête. Les travaux en vert ne manquaient pas par la suite, d’autant que le printemps se montraient particulièrement arrosé. Les équipes n’ont pas ménagé leurs efforts sur ces coteaux vertigineux, incroyablement escarpés, où tout doit se faire à main d’homme, parfois juste aidé d’un cheval ou d’un treuil ! Pratiquement jusqu’en juillet, les foyers de mildiou menaçaient de s’installer et de s’étendre. Toutes les équipes étaient sur le pont pour mener un travail minutieux alternant traitements préventifs, bio évidemment, et une gestion ajustée, pied par pied, du développement foliaire.
Heureusement, le soleil et la chaleur sont revenus en août, permettant aux équipes de souffler et, surtout, aux raisins de parfaite leur maturité. L’arrière-saison était très belle, lumineuse, bercée d’un petit vent doux. L’essentiel des vendanges s’est déroulé tout à la fin du mois de septembre, complété par quelques passages plus tardifs en octobre, pour les vendanges tardives et les sélections de grains nobles rendues possibles par un bel « été indien ». Selon Marie-Thérèse, « les grappes étaient magnifiques, avec des raisins aux belles couleurs chaudes, dorées, automnales ». Elle s’estimait particulièrement chanceuse après une saison si difficile à la vigne.
Ce millésime 2024 mêlant intensité aromatique, fraîcheur et énergie est absolument splendide ! Il a donné des vins gorgés de sève, de parfums de fruits estivaux autant que de fleurs d’alpage. Du fait de quantité très limitées, nous avons décidé de le compléter par quelques bijoux issus des millésimes 2023 et 2022 aux profils plus généreux, un peu plus solaires, mais tout aussi rayonnants. Cerise sur le gâteau : Marie-Thérèse nous confie cette année quelques flacons de son fabuleux Grain Noble 2023 de petite arvine et, plus rare encore, du cultissime Grain par Grain 2021, cet elixir au parfum d’éternité, produit sur une feuillette seulement : le seul vin suisse qui collectionne les notes de 100/100 dans de nombreux guides spécialisés.
Les vins de Marie-Thérèse Chappaz nous habitent et nous transportent, ils nous élèvent et nous font du bien ! Ils magnifient comme aucun autre l’identité valaisane, ce « vignoble béni des Dieux », comme l'écrit la Revue du Vin de France.
C’est mythique, c’est rare, c’est sur La Route des Blancs !
Important : nos excellentes relations avec le Domaine nous permettent de vous proposer ces vrais bijoux à des prix imbattables ! C’est mythique, c’est rare, c’est sur La Route des Blancs !
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