Avec Jean-Marie Guffens, chaque millésime est un recommencement, chaque année raconte une nouvelle histoire au gré des saisons, du goût du fruit et des messages qu’il a envie de nous transmettre. Ici, la gamme n’est jamais figée : elle s’adapte en fonction de ce que les jus sont susceptibles de nous raconter.
En 2023, Jean-Marie a choisi de regrouper, dans cette cuvée, les premiers jus des plus jeunes vignes de Chavigne avec les dernières presses des plus vieilles vignes et des « grands » terroirs de Saint-Véran et Pouilly-Fuissé. Pour ce vin qu’il a souhaité accessible et charmeur dès sa jeunesse, sur l’éclat et le beau croquant du fruit, Jean-Marie a fait le choix d’un élevage uniquement en cuve béton, pendant 16 mois.
A l’image de sa robe aux reflets dorés scintillants, ce superbe Bourgogne se montre particulièrement lumineux. Au premier nez, on est saisi par la sensation d’harmonie qui s’en dégage, d’équilibre entre maturité et fraîcheur. L’empreinte minérale est déjà bien présente, mais plutôt dans un registre doux et arrondi, évoquent des galets polis par l’eau de la rivière. On aime les parfums de petites fleurs blanches à peine écloses, dans la fraîcheur de la rosée d’une matinée de printemps. On distingue de subtiles notes de cerfeuil et de coriandre, mais aussi un beau fruit blanc à peine poché : on pense surtout à la poire et à la pêche, complétées d’une pomme en arrière-plan. Au fil de l’aération, la dimension lactée s’affirme, très fraîche elle aussi : on pense à un lassi ou un milk-shake glacé, une glace à la noix de coco ou un beurre très froid. Le propos se réchauffe peu à peu et le vin gagne en épaisseur solaire : quelques notes de genêt et de miel font leur apparition, entourant d’un voile suave des parfums de fruits à noyau et de fruits jaunes.
Ces impressions plus estivales, sensuelles, se confirment en bouche : des fruits blancs, on passe maintenant à une pêche jaune juteuse, à l’abricot et la mirabelle, à l’ananas et à une mangue bien mûre. Quelques agrumes stimulants remettre sans cesse la matière en mouvement, stimulant les papilles sur des notes d’écorce d’orange et de pamplemousse, de kumquat que l’on croque. Les épices ne sont pas en reste, donnant au jus des airs orientaux : on pense à un ras el-hanout subtil, au safran et à la noix de muscade, au gingembre confit et à une touche de bâton de réglisse, accompagné d’une touche tonique de jus de citron.
La concentration, la densité et la persistance de la finale impressionnent à ce niveau. On aime sa densité fuselée. Juteuse, elle agit en fond de bouche, sur une belle persistance citronnée et poivrée. La maturité du fruit est parfaite : ça se sent de bout en bout !
Ce Bourgogne de haut vol vous ravira sur une terrine tiède de lieu noir ou de colin aux petits légumes, des moules marinières ou au safran, ou encore un dos de cabillaud en papillote aux zestes d’agrumes et livèche. Dans 3 ans, vous pourrez aisément aller sur un Parmentier de lieu ou un lapin mijoté à la moutarde et au vin blanc. Autre option : une andouillette grillée ou un boudin blanc servi avec une purée façon Robuchon…
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