La famille Boulay a la chance d’exploiter une superbe parcelle de plus d’un hectare et demi située sur l’un des meilleurs terroirs sancerrois, le fameux Monts Damnés et ses pentes vertigineuses. Ici, la vigne âgée d’une quarantaine d’années bénéficie d’une belle exposition solaire, plein Sud, et s’immisce en profondeur dans un sous-sol riche en marnes kimméridgiennes, rappelant le terroir chablisien.
De là découle bien sûr cet équilibre parfait entre un fruit idéalement mûr et généreux et une fraîcheur minérale et iodée tirée du terroir. Comme toujours avec Gérard Boulay, il n’y a pas de place pour les artifices : les sols sont régulièrement labourés, aucun intrant chimique ne vient dénaturer le milieu naturel, la vendange est manuelle et le tri est sévère.
Vient ensuite le temps d’une vinification en fûts de plusieurs vins (pas de fût neuf au domaine !), puis d'un élevage d’un an sur lies, sans bâtonnage, et enfin, d'un nouveau passage en cuve de plusieurs mois, afin que le vin se rééquilibre et « digère » l’influence du bois. N’oublions pas que pour Gérard Boulay, c’est avant tout le fruit et le terroir qui doivent s’exprimer !
Le résultat est en tout point conforme au style « Boulay » et aux superbes équilibres du millésime 2016 : un vin pur, ciselé, rayonnant et équilibré, qui exhale des arômes de fruits blancs mûrs et de mangue, mais aussi des notes pierreuses, mentholées et iodées très rafraîchissantes. Nul doute que ce grand Sancerre, qui s’étire déjà sur une belle finale poivrée, légèrement réglissée, ne va cesser de gagner encore en densité dans les prochaines années : déjà très charmeur aujourd’hui, nous vous conseillons d’en oublier quelques bouteilles en cave pour 5 ou 10 ans, vous ne serez pas déçus !