Les Charmes forment le climat le plus caractéristique de Meursault, tant le côté glycériné, huileux, opulent caractérise ces vins.
Ce célèbre terroir d’environ 30 hectares, où le sol limoneux, reposant sur de nombreuses plaquettes de roches calcaires, donnent de grands vins séveux, au nez de beurre, de fruits secs et de poire caramélisée si caractéristiques.
Nous nous souvenons encore d’une bouteille de Charmes 1966 du Domaine Jobard, bue en compagnie de Nicolas Potel en 2003, qui fut une des plus grandes envolées émotionnelles jamais procurées par un vin, digne d’un Montrachet…
Le Meursault Charmes 2007 de F. Mikulski diffère un peu du plus pur style Charmes. C’est comme si on montait sur le coteau en direction des Perrières ou qu’on filait vers le nord en direction du Corton-Charlemagne.
Plus précis, plus “sec” et minéral, moins gras qu’à l’accoutumée, il scintille au nez et en bouche. Droit, tendu, vibrant, il convoque poires Williams, millefeuille et amande douce. La finale, d’une très grande persistance, offre une intense minéralité.
Comme tous les grands Meursault Charmes, nous vous invitons à ne pas le boire trop vite : son potentiel d’évolution est encore bien là. Et si vous « succombez », n’oubliez pas de l’aérer au moins deux heures pour qu’il commence à s’exprimer.
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