Mythe absolu pour tous les amoureux de grands vins, grand cru des grands crus, voici le roi de la Côte de Beaune, celui que la planète entière nous envie, le vin de tous les superlatifs. Au pied du « mont chauve » dont il tire son nom, le Montrachet règne sans partage sur la Côte de Beaune, déjà célébré au Moyen-Age par les moines cisterciens de l’abbaye de Maizières. Il synthétise et surpasse tout ce que l’on peut aimer dans les plus grands blancs bourguignons : du Bâtard, il a la force et la puissance, du Chevalier, la minéralité, la droiture et la tension, du Bienvenues, l’élégance florale et la poésie, du Criots, l’incroyable rectitude et l’énergie… Vous l’aurez compris : tout y est, sans oublier bien sûr, l’incomparable capacité de garde…
Signé désormais par Benoît Riffault (qui a pris la suite de son beau-père, Gérard Boudot), ce grand cru Montrachet est issu de vieilles vignes appartenant à la famille Thénard, majoritairement situées sur le finage de Chassagne-Montrachet. Il laisse entrevoir avec force et brio sa classe naturelle, même s’il est encore dans ses langes... Comme chaque année, et compte tenu de son extraordinaire relief naturel, Benoît fait le choix d’un élevage en fûts neufs. Aujourd’hui, derrière un nez et une matière encore très compacts, on devine juste sa complexité, sa fraîcheur et son éclat extraordinaires. On perçoit déjà que derrière ce vin massif et intensément minéral, il y a une réserve infinie de profondeur, de puissance et de complexité aromatique.
Nul doute que d’ici quelques années, la sophistication et l’harmonie des arômes vous feront chavirer : la pierre à fusil, quelques notes toastées, la fleur de vigne et la violette, de succulents fruits blancs et fruits à noyau, mais aussi les fruits secs, les agrumes, la marmelade, une touche de fruit de la passion, une autre de crème de banane, des épices douces, du thé au jasmin, une nuance d’anis et de réglisse… le bouquet vous transportera très haut et très loin !
Et que dire de la sensation en bouche ? Si ce n’est qu’elle vous rapprochera d’une certaine idée de la plénitude, provoquant une émotion incomparable : soyeuse, complexe, intense, d’une interminable longueur, d’une énergie tellurique… Tout est là, en gestation.
Vous l’aurez compris, nous n’avons pas grand-chose à ajouter tant ce vin parlera de lui-même. Alors voici juste comment nous aimerions le boire : en tout petit comité, d’ici une dizaine d’années au moins (et vingt ans sans souci bien sûr), après avoir ouvert la bouteille la veille, puis l’avoir carafée avant de passer à table, avec, par exemple, un turbot rôti, accompagné de son beurre blanc, d’une purée « Robuchon » et de quelques copeaux de truffe blanche. Une ode au plaisir et à la volupté…
Quantité limitée à 1 Bouteille par client.
Copyright 2021 La Route des Blancs - Tous droits réservés