Expressif, profond et dynamique, ce Buisson Renard est un modèle d’équilibre, qui se déploie avec une rare intensité : on se laisse immédiatement embarquer dans un jardin fleuri, on baigne dans un océan de fraîcheur et d’agrumes, on se régale d’un fruit à la fois charnu et juteux, on vibre avec ses amers virevoltants. Pulpeux mais droit et tendu, son équilibre est déjà remarquable, pour longtemps !
Cette sélection parcellaire provient en réalité du lieu-dit Buisson Mesnard : Didier Dagueneau, connu pour son humour et ses facéties, avait décidé de rebaptiser la cuvée après que de célèbres dégustateurs aient malencontreusement égratigné son nom dans leur guide…
La parcelle de vignes âgées d’une quarantaine d’années en moyenne est située sur la partie basse de la butte de Saint-Andelain, où les argiles sont un peu plus riches et les silex moins nombreux : si le sol lui confère densité et largeur d’épaule, l’incroyable talent de vinificateur de Louis-Benjamin amène ici un raffinement d’arômes et une énergie qui dynamisent le jus et vous élèvent.
Le nez se révèle d’une classe et d’une sophistication étourdissantes : des notes suaves et délicates de fleur de sureau, de chèvrefeuille, de bouton d’acacia côtoient les herbes fines aux accents anisés, entre cerfeuil et estragon. On plonge ensuite dans un océan de fraîcheur, où se mêlent d’exaltants parfums de citron vert, de brugnon, de pomme Rainette, de pomelo et de fruit de la passion, mais aussi de lassi glacé ou de yogourt brassé. Une stimulante touche de gingembre frais vient titiller les narines, accompagnée d’une note fumée de pierre frottée.
La bouche se montre à la fois charnue, épaulée mais traçante. D’une envergure impressionnante, elle se déploie sereinement, alliant l’énergie stimulante des agrumes à une minéralité fraîche évoquant les graviers mouillés, et de très beaux amers, poivrés et mentholés. L’allonge est déjà phénoménale, marquée par le retour des fruits à noyau relevés d’un peu de fleur de sel.
Ce grand vin de garde, droit et puissant, appelle une belle gastronomie maritime. On pense à un bar de ligne poché au beurre d’algues, une salade de chair de crabes aux agrumes ou, plus tard, une viennoise de sole aux noisettes et vieux Comté ! Un régal en perspective. Mais encore une fois, soyez patient et attendez au moins 5 ans pour apprécier ce Buisson-Renard à sa pleine mesure.
Quantité limitée à 3 bouteilles par client.
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