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Didier Dagueneau - Buisson Renard - 2018 - blanc

Épuisé
Buisson Renard

Dense, profond mais particulièrement dynamique cette année, ce Buisson Renard est un modèle de pureté, qui se déploie avec une rare intensité : on se laisse immédiatement embarquer dans un jardin fleuri, on baigne dans un océan de fraîcheur et d’agrumes, on se régale d’un fruit juteux, on vibre avec ses amers minéraux virevoltants. A la fois puissant et serré, son équilibre est remarquable!

Cette sélection parcellaire provient en réalité du lieu-dit Buisson Mesnard : Didier Dagueneau, connu pour son humour et ses fantaisies, avait décidé de rebaptiser la cuvée après que de célèbres dégustateurs aient malencontreusement égratigné son nom dans leur guide…

La parcelle de vignes âgées de 35 ans en moyenne est située plutôt en bas de coteau, où les argiles sont plus riches et les silex moins nombreux : si le sol lui confère richesse et densité, l’incroyable talent de vinificateur de Louis-Benjamin amène ici une élégance et une énergie qui vous élèvent.

Le nez se révèle d’une classe et d’une sophistication étourdissantes : les fleurs à peine ouvertes (aubépine, muguet, jasmin) côtoient les fruits jaunes et le fruit de la passion, les zestes de citron et de pamplemousse, la marmelade, mais aussi de gourmandes notes de yogourt bulgare et une touche chlorophyllienne finement anisée.

La bouche à la fois charnue et très pure, d’une densité incroyable, se déploie étape par étape, alliant l’énergie stimulante du citron confit à une minéralité active (évoquant les graviers) et de très beaux amers, à la fois poivrés et mentholés. L’allonge est déjà phénoménale, sur une belle pureté forale de la finale.

Ce grand vin de garde, droit et puissant, appelle une belle gastronomie de la mer, comme un bar de ligne poché au beurre d’algues, une salade de chair de crabes aux agrumes ou, plus tard, une viennoise de sole aux amandes et vieux Comté! Un régal en perspective. Mais encore une fois, soyez patient et attendez au moins 5 ans pour apprécier ce Buisson-Renard à sa pleine mesure.

Quantité limitée à 1 bouteille par client.

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Dégustation et accords

Robe : Or clair brillant

Nez : Très profond et sophistiqué. Quinquina, orange amère et pamplemousse. Fruits jaunes. Gravier chaud. Glycine, jasmin, aubépine. Notes lactiques de yogourt. Ortie, coriandre fraîche, cerfeuil.

Bouche : Droite et puissante. Très beau toucher, avec un grain fin et serré. Saveurs iodées qui apportent une sensation de fraîcheur. De fins amers poivrés et citronnés stimulants. Grande allonge florale.

Accords mets-vins : Jeune, une salade de crabes ou d'araignée de mer aux agrumes. Plus tard, une viennoise de sole aux amandes et vieux comté. Bar poché au beurre d'algues.

Conseils services

À consommer : Entre 2023 et 2030 au moins

Température de service : 11 à 12°

Ouverture : Carafage 1h avant

Caractéristiques techniques

Appellation : Vin de France

Millésime : 2018

Cépage : Sauvignon

Culture : Principes biologiques et bio-dynamiques

Notes et récompenses

95/100

Note moyenne des guides

95/100

Le vin

Buisson Renard tient sa place de sauvignon intense et virevoltant, tenu par un grain de texture fin et des amers finaux absolument stimulants.

A propos

Louis-Benjamin Dagueneau mène de main de maître ce domaine d’exception dédié au sauvignon blanc depuis la disparition de son père, en septembre 2008. Ici, les vendanges en caisses se font dans un délai très court, à maturité optimale, et à grand renfort de personnel. L’usage de levures sélectionnées dans leur vignoble, les débourbages serrés et les élevages longs sur lies sans soutirage demeurent la base d’une quête absolue de l’expression cristalline du sauvignon, rehaussée d’un élevage millimétré sous bois, dans des fûts de volume supérieur aux barriques, des “cigares” (320 l) ou des “tonnes” (600 l). Sept cuvées composent la gamme : Blanc Fumé de Pouilly, assemblage de quatre parcelles ; Pur Sang, assemblage du secteur de la Folie ; Buisson Renard, une parcelle de Saint-Andelain, plus compact ; Silex, qui expose la pureté cristalline des argiles à silex ; sans oublier le rarissime Clos du Calvaire (20 ares plantés à 14 000 pieds à l'hectare, arrachés en 2009 et replantés dans un autre sens à 10 000 pieds par hectares), et Astéroïde, issu d’un vignoble franc de pied vendangé toujours très mûr. Le sancerre de Chavignol est issu du cœur du grand cru de la côte des Monts Damnés. Écœuré que l'un de ses 2017, pourtant superbe, ait été retoqué aux dégustations d'agrément de l'appellation Pouilly-Fumé, Louis-Benjamin Dagueneau a décidé de reclasser sa production sous la dénomination vin de France. Les trois étoiles sont solidement accrochées. Rappelons que les passionnés de l’épure des sauvignons maison doivent découvrir les précieux jurançons que la famille produit aux Jardins de Babylone (voir la partie Sud-Ouest).

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