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Didier Dagueneau - XXI - 2021 - blanc

Épuisé
XXI

Collector absolu, cette cuvée ne sera produite que sur ce millésime et pour cause : face à la minuscule récolte finalement entrée dans la cuverie du Domaine, Louis-Benjamin Dagueneau a pris la décision d’assembler exceptionnellement les jus des différents terroirs, traditionnellement vinifiés séparément. On « voyage » ainsi de Silex à Pur Sang, en passant par Buisson-Renard mais aussi le si rare et recherché Mont Damné, sur le finage de Sancerre, où encore l’iconique Clos du Calvaire, replanté en 2011.

En effet, c’est moins d’un quart d’une récolte normale que Louis-Benjamin et ses équipes ont pu sauver cette année-là. Il y eut bien sûr l’épisode de gel, début avril, qui a frappé des vignes très tôt débourrées après un hiver particulièrement doux. Louis-Benjamin a rapidement compris que les espoirs d’une année généreuse s’étaient brutalement envolés. Comme si cela ne suffisait pas, certaines furent touchées par la grêle, le 18 juin. Sans parler du mildiou qu’il a fallu combattre pendant une bonne partie de la saison, pratiquement jusqu’à mi-août.

Au final, et après un tri extrêmement sévère des raisins (les amateurs connaissent les exigences du Domaine en matière de qualité sanitaire du fruit et de maturité), le peu de jus entré dans les chais a conduit Louis-Benjamin à une décision radicale : ne vinifier qu’une seule cuvée ronde, assemblant tous les terroirs du domaine, une sorte de témoin unique d’une année tout aussi unique en son genre. 

Une très belle idée tant il semble aujourd’hui que les qualités des différents terroirs se soient additionnées pour mieux nous séduire : la fougue et l’énergie du Pur Sang, l’envergure et la gourmandise de Buisson-Renard ou des Monts-Damnés, l’extraordinaire profondeur et la vibration de Silex, tout y est, dans un registre frais, élégant et dynamique, typique de ce millésime tardif.

A la fois soyeux et gourmand, le vin s’ouvre dans un registre aérien, à la fraîcheur florale et chlorophyllienne, autour des herbes fines, du cerfeuil, de la coriandre, des fleurs de citronnier ou de sureau, du chèvrefeuille, des jeunes pousses de fougères. Les notes exaltantes de pomme Granny, de pêche de vigne, de pamplemousse et de groseille à maquereau soulignent la belle énergie interne du jus. Une énergie qui se confirme dans une bouche élancée, juteuse et vibrante, animée de l’énergie acidulée des agrumes et d’une touche de fruit de la passion et d’un élan salin ultra-salivant. Concentré, élancé et vibrant, le vin se tend comme la corde de l’arc. Une belle promesse à oublier au moins 7 ou 8 ans en cave. Il resplendira alors sur des noix de Saint-Jacques ou des langoustines snackées accompagnées d’une émulsion au citron yuzu et cerfeuil. On un turbot rôti à l’oseille.

Un collector absolu, réservé à une poignée d’amateurs exigeants !

Quantité limité à 1 bouteille par client

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Dégustation et accords

Nez : Soyeux et gourmand : herbes fines, cerfeuil, coriandre, fleurs de citronnier ou de sureau, chèvrefeuille, fougères, pomme Granny, pêche de vigne, pamplemousse, groseille à maquereau.

Bouche : Elancée, juteuse et vibrante, animée de l’énergie acidulée des agrumes et d’une touche de fruit de la passion et d’un élan salin ultra-salivant. Un vin concentré, élancé et vibrant.

Accords mets-vins : Sur des noix de Saint-Jacques ou des langoustines snackées accompagnées d’une émulsion au citron yuzu et cerfeuil. On un turbot rôti à l’oseille.

Conseils services

À consommer : Entre 2025 et 2035

Température de service : 11 à 12°

Ouverture : Carafage 1h avant

Caractéristiques techniques

Appellation : Vin de France

Millésime : 2021

Cépage : Sauvignon

Culture : Principes biologiques et biodynamiques

Notes et récompenses

94/100

Note moyenne des guides

94/100

Le vin

Louis-Benjamin Dagueneau décide de réunir sa récolte dans une seule et unique cuvée dénommée XXI. Après un millésime solaire aux notes exotiques de 2020, en pleine forme aujourd'hui, 2021 renoue avec un équilibre plus frais, des notes végétales nobles qui se font rares ces dernières années. Pour autant, ce XXI puise un gras extrêmement savoureux, bien nourri par un élevage sous bois (fûts, demi-muids) mené avec une grande minutie. Un grain de texture délicat, porté par de beaux amers. Patience.

A propos

Louis-Benjamin Dagueneau mène d'une main de maître ce domaine d’exception dédié au sauvignon blanc depuis la disparition de son père, en septembre 2008. L’usage de levures sélectionnées dans leur vignoble, les débourbages serrés et les élevages longs sur lies sans soutirage demeurent la base d’une quête absolue de l’expression cristalline du sauvignon, rehaussée d’un élevage millimétré sous bois, dans des fûts de volume supérieur aux barriques, des cigares (320 l) ou des tonnes (600 l). Sept cuvées composent la gamme : Blanc Etc..., assemblage de quatre parcelles ; Pur Sang, assemblage du secteur de la Folie ; Buisson Renard, une parcelle de Saint-Andelain, plus compact ; Silex, qui expose la pureté cristalline des argiles à silex ; sans oublier le rarissime Clos du Calvaire (20 ares plantés à 14 000 pieds à l'hectare, arrachés en 2009 et replantés dans un autre sens à 10 000 pieds par hectares), et Astéroïde, issu d’un vignoble franc de pied vendangé toujours très mûr. Le sancerre de Chavignol est issu du cœur du grand cru de la côte des Monts Damnés. Écœuré que l'un de ses 2017, pourtant superbe, ait été retoqué aux dégustations d'agrément de l'appellation Pouilly-Fumé, Louis-Benjamin Dagueneau a décidé de reclasser sa production sous la dénomination Vin de France. Rappelons que les passionnés de l’épure des sauvignons maison doivent découvrir les précieux jurançons que la famille produit aux Jardins de Babylone

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