Gendre de Marie-Pierre et François Mikulski, Thomas travaille à quatre mains avec François depuis 2011, en parallèle de ces études viti-oeno à Beaune. Après un passage formateur en Nouvelle-Zélande mais aussi au Domaine des Croix, il revient pleinement aux côtés des Mikulski en 2015. Il se concentre dans un premier temps sur le travail de la vigne, puis s’est ensuite progressivement glissé dans les pas de son beau-père pour vinifier à quatre mains avec lui les vins du Domaine.
En parallèle, il décide de laisser libre cours à son inspiration en vinifiant sous son propre nom deux cuvées confidentielles dont ce très réussi Meursault, issu d’une petite parcelle qui s’ouvre juste à l’arrière de la maison familiale. Nous nous situons sur l’excellent terroir, assez précoce, de Moulin-Landin.
La vigne bénéficie d’une bonne exposition à l’Est et surtout, d’un substrat d’argiles fines aux reflets rougeâtres, riches en oxyde de fer, qui laisse ensuite la place à un sous-sol très caillouteux de dalles calcaires altérées. Le sol est plus profond et alluvionnaire en bas de coteau, gage de belles densités de bouche pour ce Meursault de haut vol.
Côté vinification et élevage, Thomas poursuit ici le travail qu’il mène avec François au Domaine, avec des fermentations naturelles, sur levures indigènes, et un élevage privilégiant les grands fûts (350 litres), sans bois neuf cette année. Les vins repassent ensuite quelques mois en cuves où ils finissent de s’homogénéiser et retrouvent cette tension, cette finesse de grain que recherche Thomas.
Goûté en février dernier, ce superbe Meursault 2022 nous a immédiatement séduits par la justesse de ses équilibres, sa densité de texture et sa belle fraîcheur acidulée, aux accents salins et citronnés. Dès le premier nez, aucun doute : on est à Meursault ! On se régale d’arômes de crème de fruits blancs, de coulis de pêche, de gelée de mirabelle, de brioche délicatement parfumée d’eau de fleur d’oranger et de beurre frais. Le miel d’acacia n’est pas loin, le suc de violette non plus, associé à une discrète note vanillée. Tandis que des nuances vivifiantes de zeste d’orange et de pomelo viennent faire souffler un vent de fraîcheur au-dessus du verre. Une fraîcheur soulignée par quelques notes de poivre blanc, de gingembre et de fruit de la passion.
La bouche n’est pas en reste : à la fois concentrée et fuselée, elle avance sans ciller, portée par une trame saline énergique et une belle acidité expressive, évoquant le citron confit et le fruit de la passion. C’est dense, vif et tendu à la fois. Thomas semble indéniablement avoir trouvé son style, tout en équilibre entre puissance et finesse. On se régale de bout en bout !
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