Déguster un Bâtard-Montrachet signé Pierre Morey ou Morey-Blanc (les deux sont issus de la même parcelle exploitée pour moitié en propriété et pour moitié en métayage par les Morey depuis plusieurs décennies) est toujours un « sommet » pour l’amateur de grands blancs de Bourgogne, profonds et vibrants. Un de ces moments privilégiés, émouvants même, où l’on prend conscience de ce qui fait le caractère unique et indépassable de ces Grands Crus du Sud de la Côte de Beaune.
Ce fascinant Bâtard-Montrachet 2019 à l’aromatique sensuelle et poétique, à la profondeur de bouche vertigineuse et à l’empreinte minérale incandescente confirme brillamment son statut exceptionnel. Au sommet de la hiérarchie bourguignonne !
Les Morey ont la chance d’exploiter une parcelle d’un demi-hectare, d’un seul tenant, au coeur d'un petit clos (le Clos Poirier) idéalement placé dans la partie haute du Grand Cru, contigu à son illustre voisin, le Montrachet. Ici, la pente est très faible et le sol de marnes est assez riche mais peu profond, laissant la place à un sous-sol rocheux qui draine parfaitement l’humidité. Pour les connaisseurs, il s’agit certainement du meilleur terroir parmi les 11 hectares que compte le célèbre Grand Cru. La plupart des vignes ont une bonne trentaine d’années et n’ont connu qu’une culture biologique et bio-dynamique, qui respecte de la façon la plus absolue qui soit l’intégrité du terroir et de l’environnement de la plante.
Les similitudes de ce splendide Bâtard-Montrachet avec le Montrachet sont bien réelles. D’abord par sa puissance d’évocation presque onirique. Le bouquet mêle une myriade de notes florales, entre extraits de fleurs blanches et mauves, avec de nombreuses et subtiles épices, convoquant des poivres fins, la muscade, la cannelle, le musc ou la réglisse. Sans oublier cette empreinte fumée évoquant pierre à fusil et fruits secs torréfiés.
La sensualité est omniprésente, s’exprimant aujourd’hui sur des notes de pâte d’amande, de pêche au miel, de coulis de poire ou de mirabelles, de crème de fruits blancs. La présence du sol est structurante : les marnes ont apporté en bouche gras et densité, tandis que le sous-sol calcaire imprime cette verticalité vibratoire, cette tension aux accents de pierre broyée et de craie.
S’il est déjà fascinant de puissance fuselée et de complexité, ce merveilleux Bâtard-Montrachet vous envoûtera sur les 20 prochaines années… Il rayonnera pour accompagner quelques plats de fêtes : on pense bien sûr homard en sauce, turbot rôti à la truffe ou volaille de Bresse pochée en demi-deuil… Un géant.
Quantité limitée à 1 bouteille par client.
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