Théo Dancer

Théo Dancer

Depuis qu’il est revenu au domaine familial de Chassagne-Montrachet, après avoir fait ses gammes dans une autre adresse iconique, chez les Dürrbach à Trévallon, Théo Dancer poursuit une trajectoire impressionnante. Ce passionné de course à pied et de trail conjugue, au quotidien, agilité, rapidité et endurance avec une précision franchement impressionnante. 

Nouvelle étoile de la Bourgogne, il ne s’est pas contenté de succéder brillamment à son père Vincent, qui a porté les vins du petit domaine familial au pinacle de ce qui se fait de mieux sur la Côte de Beaune : en quelques années, Théo a fait bouger les lignes et ouvert de nouveaux horizons, tous aussi excitants les uns que les autres. Il a non seulement lancé un micro-négoce « haute-couture » qui lui permet d’explorer, en toute liberté, de nouveaux cépages, de nouveaux territoires, en Bourgogne et bien au-delà. En parallèle, il a porté sur les fonts baptismaux un vrai joyau, au cœur du vignoble mâconnais, Roc Breïa. Le tout avec une maîtrise, une énergie et un sang-froid qui forcent l’admiration.

Il faut dire que la vigne, il connaît : Théo y est pratiquement né ! Il a grandi à Chassagne-Montrachet, dans la maison familiale, entouré de vieux pieds de chardonnay. Très tôt, il suivait son père, Vincent, et arpentait avec lui quelques-uns des plus beaux terroirs de Chassagne, comme La Romanée, ou Meursault, sur Les Perrières, sans parler du joyau des Dancer, sur le Grand Cru Chevalier-Montrachet. 

Pendant ces années, il s’est profondément imprégné des valeurs cardinales qui ont guidé le travail de son père jusqu’à ce que celui-ci devienne un des vignerons les plus adulés de toute la Bourgogne, pour son intégrité et, bien sûr, la qualité exceptionnelle de ses vins. Des vins qui possèdent une véritable « signature » esthétique, qui marient avec équilibre et élégance une concentration souvent impressionnante, une tension incisive, une expression franche du sol et du lieu qui les a vu naître. Des valeurs centrées sur le respect du vivant et l’humilité face à une nature souveraine, que l’on ne doit jamais chercher à contraindre mais plutôt à accompagner au mieux. Rester toujours à l’écoute de sa plante et de son fruit, limiter au maximum les intrants, à la vigne comme en cave, adopter une vinification la plus simple et la moins interventionniste possible, et surtout, savoir rester humble, savoir accepter ses erreurs, ses tâtonnements parfois, pour mieux rebondir ensuite. Chez les Dancer, plus encore qu’ailleurs, on sait que chaque cru, chaque millésime est différent. Ici, on ne cache rien, « pas de retouche ni de maquillage » pour reprendre les mots de Vincent. Ce qui n’empêche pas la précision. Tout cela, Théo l’a parfaitement compris, et intégré. La vérité du fruit, du lieu et des saisons : c’est bien dans cette histoire qu’il inscrit ses pas.

Pendant deux ans, le jeune Théo est parti faire ses armes, pour son BTS viti-oeno, chez une autre figure majeure et inspirante de nos vignobles : le regretté Eloi Dürrbach, mythique fondateur de Trévallon. Il y a appris d’autres terroirs, d’autres cépages, tout en restant profondément connecté à la puissance de la nature, au cœur de ces îlots de vignes au pied des Alpilles, entourés d’une nature sauvage et préservée. 

Peu après son retour à Chassagne-Montrachet, pour prendre la suite de son père, Théo décide de démarrer une activité de micro-négoce, avec le même soin et la même précision qu’il met à façonner les vins du Domaine. C’est une sorte de respiration pour lui, une façon de travailler d’autres cépages, d’autres terroirs, peut-être avec davantage de liberté que ce qu’imposent les prestigieuses appellations bourguignonnes héritées de la famille. Il a aussi envie de sortir un peu des sentiers battus et d’offrir, pour chaque cépage, aligoté, savagnin ou même grenache, une autre lecture que celle que l’on attend habituellement, de dépasser les stéréotypes. Un travail de haute-couture qui nécessite évidemment une vraie régularité dans l’approvisionnement : pour chaque cépage, les raisins sont toujours issus de la même vigne. Des vignes travaillées selon les principes biologiques. Il pilote lui-même les vendanges, et en choisit les dates : la garantie de ramasser un fruit à l’optimum de maturité qu’il désire. Année après année, le résultat est bluffant de précision : les cuvées signées Théo dancer ont clairement toute leur place au côté des iconiques vins du Domaine familial.

De même que celles de Roc Breia, ce véritable bijou au cœur du vignoble mâconnais, que Théo a repris en 2021. Très rare en Bourgogne, il a réussi à mettre la main, avec deux amis investisseurs, sur un vignoble d’un seul tenant d’une dizaine d’hectares. Les vieilles vignes occupent un coteau majoritairement exposé à l’Ouest, entouré de bois, de haies, de prairies sauvages, au cœur d’un écosystème parfaitement préservé. Il souffle ici un esprit « Trévallon »… les Alpilles en moins ! Un environnement qui participe à maintenir une certaine fraîcheur, faisant de Roc Breia un terroir un peu plus tardif, aux maturations régulières et sans excès. 

Les sols argilo-calcaires sont parcourus de veines de marnes grises et de marnes blanches. Ils sont en outre un peu plus argileux en bas de coteau, et plus minces vers les hauts : autant de nuances parfaitement captées par ces vieilles vignes plantées entre 1943 pour les plus anciennes et les années 1970. Pinot noir et chardonnay occupent ici une place pratiquement équivalente.

Nous avons découvert ces cuvées confidentielles avec le millésime 2022. Nous sommes très heureux de pouvoir vous les proposer aujourd’hui sur un millésime 2024 aux faibles rendements mais aux équilibres somptueux. Théo signe ici un chardonnay de haute tenue, aux accents crayeux et printanier, gorgé d’agrumes et de fruits blancs juteux, plus vrais que nature, relevés de touche anisées et mentholées. Son empreinte saline, sa fraîcheur et sa sapidité exceptionnelle lui donneraient presque des airs chablisiens. Une révélation !

Avec ce millésime 2024 dont on comprend, dégustation après dégustation, qu’il est incontestablement un millésime exceptionnel en blanc, un millésime d’élégance rayonnante, d’équilibre, de tension fuselée, rappelant 2014 ou 2017, Théo Dancer nous montre qu’à seulement 26 ans, il compte déjà parmi les grandes signatures de la Bourgogne. Bravo !

Épuisé
Théo Dancer Bourgogne Aligoté 2024 en vente ici

Théo Dancer - Bourgogne Aligoté - 2024 - blanc

Ce superbe 2024 magnifie la rencontre entre le savagnin du Sud Revermont et la précision bourguignonne de Théo Dancer. Issu d’une parcelle travaillée en bio à Rotalier, sur sols marno-calcaires jurassiques, ce vin ouillé, élevé sans bois neuf, séduit par sa fraîcheur, sa tension et son équilibre. Un grand blanc de gastronomie, à la fois pur et racé. Aussi à l’aise sur des asperges sauce mousseline et œuf mollet que sur un risotto au safran.

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Théo Dancer Savagnin Jurassique 2024 en vente ici

Théo Dancer - Savagnin Jurassique - 2024 - blanc

Issu d’une vigne du climat d’En Busigny à Meursault, cet Aligoté signé Théo Dancer allie précision d’un élevage haute-couture, pureté juteuse du fruit et fraîcheur. Le nez mêle noyau de pêche, pomme Reinette, agrumes, silex et notes grillées subtiles. La bouche, dynamique et équilibrée, offre un gras sec maîtrisé, soutenu par une acidité très salivante. Un aligoté de haut vol, élégant, taillé pour la table comme pour la garde.

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