45 ans après ses débuts, Jean-Marie Guffens n’a rien perdu de sa « boulimie créatrice », de son appétit insatiable pour les nouveaux défis, et au final, de sa capacité à s’enthousiasmer devant la magie de la vigne et l’émotion que procure un grand vin ! N’attendez pas de Jean-Marie qu’il se contente d’appliquer une recette ad vitam et s’endorme sur ses lauriers… ce serait mal connaître notre célèbre flamand, véritable génie du vignoble français. Au final, Jean-Marie et son épouse, Maine, ne règnent pas aujourd’hui sur un domaine, mais sur quatre, aux quatre coins du pays, même si le coeur du réacteur continue de battre dans le Mâconnais…
En 1997, alors qu’ils ont largement bousculé les codes et la hiérarchie bourguignonne et ont durablement installé leurs vins au sommet de la « planète Chardonnay », Maine et Jean-Marie Guffens se lancent un nouveau défi : nos deux esthètes, tombés amoureux des paysages et de l’atmosphère du Luberon, au cœur du Vaucluse, décident de jeter leur dévolu sur le Château des Tourettes, sur le plateau d’Apt, pour vivre de nouvelles aventures viticoles
Intuitifs et toujours pertinents, ils sont convaincus que dans ce pays chaud, c’est en altitude qu’il faut aller chercher les grands terroirs à blanc. Ils vont dès lors s’atteler à restructurer ce vignoble situé à plus de 400 mètres d’altitude, sur des sols très calcaires que Jean-Marie affectionne tant ! Profitants d’une exposition au nord et de nuits assez fraîches, les raisins (viognier, marsanne ou roussanne, mais aussi chardonnay), issus de sélections massales patiemment choisies, trouvent ici les conditions idéales pour mûrir lentement et offrir l’équilibre que les Guffens recherchent entre richesse aromatique, concentration, fraîcheur et tension minérale. Aujourd’hui, les cuvées Tinus du Château des Tourettes s’inscrivent parmi les blancs du Sud les plus attachants et singuliers : avec leurs accents bourguignons, ils sont à la fois séducteurs, sensuels, audacieux et toujours d’une grande justesse, empreints de cette patte unique qui fait tout le charme des blancs signés Guffens.
Au coeur du printemps, alors que les beaux jours devraient bientôt faire leur retour, on ne pouvait rêver plus beau cadeau de la part de Jean-Marie Guffens que ces deux Grands Blancs de Tinus, imaginé à partir d’un premier tri de ces superbes roussannes, marsannes, viogniers ou chardonnays d’altitude, sur le plateau de l’Aigle, au coeur du Luberon. Deux joyaux d’équilibre entre concentration et fraîcheur, entre richesse du fruit, texture veloutée et tension saline, qui subliment les millésimes 2023 et 2024.
Commençons par le 2023 : nous avons découvert ce vin voici un peu plus d’un an, en compagnie de Jean-Marie Guffens, heureux de nous faire découvrir un millésime 2023 qu’il considère comme l’un de ses plus grands pour les vins du Château des Tourettes. Comprenant rapidement que nous tenions là un pur joyau, un monument d’équilibre entre concentration et fraîcheur, richesse du fruit et parfaite acidité, nous aurions à peine oser rêver de la proposition qui allait suivre. Jean-Marie nous explique en effet qu’il n’a fait qu’un petit foudre de 10 hectolitres de ce merveilleux assemblage de roussanne, marsanne et viognier, vendangés en premier tri, environ 8 à 10 jours avant les vendages classiques. Il choisit ce moment précis où la face extérieure des raisins commence à dorer, à « rôtir » pour reprendre ses mots tout en ayant préserver, au cœur de la grappe de très belles acidités. Encore une idée de génie pour accoucher d’un vin à la fois furieusement gourmand et expressif, mais frais, salin et incroyablement énergique en bouche.
Soudain, dans l'enthousiasme de cette excitante dégustation, Jean-Marie nous lance : « Ca vous dirait d’être les seuls à le commercialiser ? ». Vous imaginez bien que la réponse a fusé : oh que oui, un grand oui !
Nous vous invitons à mettre la main sur ce pur joyau dont nous vous proposons aujourd'hui les toutes dernières bouteilles : un miracle d’équilibre entre volupté et énergie pure. C’est magnifique et très abordable.
Mais Jean-Marie ne s’est pas arrêté là : il a décidé de récidiver en 2024 en déclinant une nouvelle version de son Grand Blanc, qui assemble, cette fois, chardonnay, roussanne et viognier, pour un résultat d’une profondeur et d’un éclat exceptionnels. Un vin qui vient couronner une année d’efforts à la vigne, marquée par une récolte malheureusement très réduite en quantité.
Une fois n’est pas coutume dans la région, c’est surtout du froid tardif qu’ont souffert les vignes. Le gel a fait pas mal de dégâts sur des vignes tôt débourrées, en particulier sur le chardonnay pour lequel Jean-Marie a perdu plus de la moitié de la récolte potentielle. Après un printemps assez pluvieux, qui a sensiblement perturbé la floraison, les conditions météo se sont largement améliorées par la suite, avec un temps ensoleillé mais sans les chaleurs excessives des deux années précédentes. De parfaites conditions pour des maturités un peu plus tardives et surtout parfaitement équilibrées : les faibles rendements ont donné de belles concentrations, tandis que les jus affichaient beaucoup de fraîcheur et une grande pureté aromatique. Une promesse de blanc profonds, expressifs et toniques, comme nous les aimons tout particulièrement, surtout lorsqu’ils sont signés Guffens ! Jean-Marie considère ainsi son « Grand Blanc Plateau de l’Aigle », formidable assemblage de chardonnay, roussanne et viognier, comme « un de ses meilleurs vins produits en 25 ans dans le Luberon »… Excusez du peu.
Nous vous invitons à mettre la main sur deux petits bijoux qui nous montrent à quel point le Maestro est au sommet de son art. Des vins d'éclat, de profondeur et de lumière, comme les superbes paysages qui entourent les vignes du Château des Tourettes. C'est maintenant, c'est très abordable et c'est uniquement sur le Route des Blancs !
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