La cuvée Chêne Marchand est l’une des quatre cuvées parcellaires du domaine. Elle est née en 2007, comme la cuvée Petit Chemarin, suivie en 2010 par la Cuvée Grand Chemarin, et en 2014 par le nouveau Le Château.
Avant de reprendre la direction du domaine, les fils, Florent et Clément sont allés voir ailleurs, notamment en Nouvelle-Zélande, l’autre pays du sauvignon où seul le fruit du raisin est mis en avant et rarement le sol sur lequel il est planté. De retour, les deux fils ont souhaité mettre en valeur les parcelles de Bué. Ils ont ainsi initié un travail «bourguignon» en différenciant certaines parcelles historiques de la famille pour mettre cette fois ci en avant les particularités de goût et de saveur inhérentes à ces vignes.
Les vignes de Chêne Marchand datent de 1968 comme celles de Petit Chemarin, plantées par les parents de Florent et Clément, Vincent et Cosette qui n’ont pas laissé seulement en héritage de belles parcelles de vieilles vignes plantées sur les fameuses caillottes calcaires de Bué mais ont transmis la culture de la vigne dans le plus grand respect du sol et du raisin, pour que celui-ci transmette justement les informations minérales au vin.
Ils ont donc prolongé le savoir-faire et la méticulosité familiale et ont cultivé en évitant scrupuleusement les produits chimiques. Pas de désherbant, ni insecticide, ni anti-pourriture, l’absence de ces traitements entraînant un travail manuel à la vigne plus important. Une maîtrise logique des rendements et évidemment, des vendanges manuelles et des vinifications sans beaucoup d’intervention, le principal ayant été fait en amont. Les raisins de Chêne Marchand ont été vinifiés et élevés en fûts (50% fûts neufs), et partiellement en cuve.
Au-delà d'un nez complexe, associant fleurs des champs, herbes fines, notes iodées et délicatement pierreuses, Chêne Marchand a la particularité, plus encore que les autres cuvées du domaine, d’évoluer en eau pure et jaillissante. L’énergie est bien là, le sol aussi qui s’exprime dans une trame épicée, aux nobles amers, pleine d’énergie. Que dire de sa profondeur : un modèle d’équilibre et de vibration sur le palais. Encore une fois, ce Chêne Marchand figure clairement tout en haut de la hiérarchie sancerroise.
© 2017 La Route des Blancs – Tous droits réservés