Dolia fait incontestablement partie, pour nous, de ces vins « révélations » pour lesquels il y a un avant et un après. Celles et ceux qui y ont goûté ne voient plus les blancs de Provence de la même façon : la classe, l’harmonieuse complexité et la capacité de garde de ce vin n’ont probablement pas d’équivalent, sauf peut-être chez le voisin et ami Dürrbach…
Les œufs en béton dans lesquels le grand blanc du Domaine est vinifié puis élevé plus d’un an ressemblent en effet aux antiques Dolia, ces grandes jarres à vin, jadis en terre cuite. Mais après tout, malgré les progrès techniques et l’évolution des goûts, le vin n’est-il pas aussi une histoire de permanence ? La permanence d’un sol et d’un terroir, d’une harmonie de la plante avec son environnement, de la recherche d’un raisin sain, mûr et ensoleillé, d’une fermentation naturelle et tranquille, à l’abri de la lumière et du bruit…
C’est bien dans cette histoire millénaire, d’une nature que l’on aimerait parfosi immuable, que Dominique Hauvette a discrètement glissé ses pas. Guidée par son goût pour les grands blancs du Rhône, amples et racés, et ses intuitions aussi inspirées qu’inspirantes, elle décide d’assembler roussanne, marsanne et clairette, complantés voici 25 ans sur ces sols calcaires et caillouteux des Alpilles. Elle sait qu’ici ces cépages trouveront les conditions idoines pour se révéler pleinement et atteindre ce qu’elle recherche : une juste maturité, sans excès, d’autant que l’exposition des vignes, majoritairement au Nord, les soumet au Mistral et les protège des trop fortes chaleurs.
C’est donc dans ces fameux œufs de béton que la cuvée est vinifiée le plus naturellement du monde, puis élevé pendant un an, sans autre intervention que celle du temps qui passe… Avec cette grand exigence qui la caractérise, Dominique laisse ensuite son vin reposer et évoluer tranquillement en cave : il ne sera commercialisé que lorsqu’elle l’estime prêt à être montré, lorsque le vin aura complètement dompté la puissance de ses origines et qu’il sera à même d’exprimer son incroyable profondeur.
Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir vous proposer à nouveau ce fantastique Dolia 2012, qui est encore loin d’être parvenu à son apogée. La Revue du Vin de France n’hésite d’ailleurs pas à écrire que « c’est à l’âge de quinze ans que les vins de Dominique Hauvette ont le plus de choses à nous raconter »…
Le sol s’exprime intensément sur des notes fumées, tandis que le terroir apporte un bouquet de champignons fins, de truffe blanche, mais aussi de fenouil, de laurier et d’infusion. Le soleil jaillit du verre bien sûr, avec ses riches arômes fruités, entre orange, pêche jaune, abricot et ananas, le tout enrobé d’une touche miellée !
La bouche se révèle aussi complète que le nez : il y a là beaucoup de chair et de générosité, mais aussi de la droiture, de la structure et de l’élan. La puissance est parfaitement maîtrisée et laisse se développer une longue finale, portée par de très beaux amers évoquant l’amande et la peau d’agrumes. L’intense expression du sol nous transporte encore longtemps, après la dernière gorgée…
Dolia est décidément un vin unique, au style inimitable, un vin qui vous élève, superbe aujourd’hui, après un bon carafage, et encore mieux dans 5 ans. Dolia est évidemment un magnifique vin de gastronomie qui a toute sa place au Panthéon des grands blancs de France !
Attention : les Magnums de Dolia sont extrêmement rares. Quantité limitée à 3 Magnums par client.
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