L’exposition plein Sud du grand cru de Bouzy joue parfaitement son rôle, permettant au pinot noir, très majoritaire ici, d’atteindre une maturité optimale et de donner à ce vin une étoffe et un relief exceptionnels.
Les vignes, complantées en 1966 de pinot noir et d’un peu de chardonnay (20% environ), sont issues d’une seule et même parcelle du lieu-dit « Monts de Tauxières » : elles bénéficient d’un sol brun calcaire très mince, qui laisse rapidement la place au sous-sol de craie humide. Un sous-sol dans lequel le système racinaire puise fraîcheur et intensité minérale qui contre-balancent le caractère plutôt solaire de ce terroir.
Comme en 2016, la récolte 2017 fut largement amputée par les caprices de la météo, en début et en fin de saison. En avril, le gel a à nouveau frappé, faisant pas mal de dégâts sur les parcelles au débourrement précoce. Après un printemps et un début d’été plutôt sereins et lumineux, la pluie s’est invitée dans les vignes à la fin du mois d’août, perturbant sensiblement les fins de cycles de maturation. Au moment des vendanges, les nécessaires opérations de tris ont largement diminué des rendements qui ne s’annonçaient déjà pas pléthoriques. Bonne nouvelle cependant, concentration et équilibres étaient au rendez-vous, surtout pour les pinots noirs particulièrement radieux cette année.
Pinot noir et chardonnay (20% à peine de l’assemblage) sont récoltés et pressés ensemble. Les fermentations (y compris la malolactique) et l’élevage se font en fûts, sans aucun intrant et de la façon la plus naturelle qui soit. Après sa mise en bouteille en juillet 2018, le vin a continué à vieillir sur ses lies pendant plus de 4 années, jusqu’à son dégorgement en décembre dernier.
Ce Grand Cru de Bouzy offre un profil fin et équilibré, entre œillet rouge, rose, miel, pain chaud, pomme, pêche jaune, fruit de la passion et petits fruits rouges. Le chardonnay, sur ce terroir crayeux, apporte une touche élégante et surtout, rafraîchissante, sur les boutons d'acacia, la fleur d'oranger, le zeste de citron et une note crayeuse.
Splendide équilibre en bouche : une bulle fine et apaisée, une belle ampleur vineuse en attaque, un milieu de bouche tendu, au toucher souple et soyeux, une finale tonique aux accents acidulés et salins, pleine de fruit et de sol. Tout est là, parfaitement en place. Superbe aujourd’hui sur un carpaccio de bar aux agrumes et herbes fines, comme dans 5 ans pour accompagner des ravioles de homard parsemées de quelques copeaux de melanosporum ou une belle volaille de Bresse pochée et sa sauce crémeuse aux champignons sauvages…
Quantité limitée à 1 bouteille par client.
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