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Elian Da Ros : son Coucou blanc resplendit en 2022

Formé auprès de Léonard Humbrecht, Elian Da Ros est une des grandes signatures du Sud-Ouest. Son Coucou Blanc s’affirme comme l’un des meilleurs blancs de la région. Découvrez le réjouissant millésime 2022 combinant volupté florale, franchise du fruit, énergie des agrumes confits, fraîcheur chlorophyllienne et vigoureuse trame épicée. Un must.

Vente privée : vin
Elian Da Ros : une icône du Sud-Ouest

Formé en Alsace auprès du grand Léonard Humbrecht, Elian Da Ros est devenu, depuis la fin des années 1990, une véritable icône dans le Sud-Ouest, capable à lui seul de réveiller l’appellation Côtes du Marmandais. Son rare Coucou Blanc s’affirme année après année comme l’un des meilleurs blancs du Sud-Ouest, original dans son bouquet, toujours très équilibré entre densité et fraîcheur, et surtout terriblement racé.

Connaissez-vous beaucoup d’enfants qui, à 8 ans, affirment haut et fort qu’ils veulent devenir vignerons et « faire leur vin » ? Il y en au moins un, et il s’appelle Elian da Ros ! Aujourd’hui figure emblématique du monde de la vigne et du vin dans le Sud-Ouest, Elian fut pourtant longtemps regardé par ses pairs comme un véritable « extra-terrestre ». Jusque dans les années 1990, dans ce pays de Cocumont, au cœur du Lot-et-Garonne, le travail de la vigne consiste surtout à planter des clones productifs dont les raisins partent alors en totalité vers les caves coopératives. L’appellation Côtes du Marmandais ne fait pas rêver grand monde, à l’ombre de ses imposantes voisines bordelaises. A l’ombre aussi d’une culture dominante dans la région… celle de la « tomate de Marmande », une culture largement popularisée par une importante population d’origine italienne (dont les grands-parents d’Elian, vénitiens) arrivée sur les rives de la Garonne après la Grande Guerre.

Après une solide formation de 6 ans en Alsace auprès de Léonard et Olivier Humbrecht, Elian décide en 1998 de reprendre les vignes plantées par son père : armé d’une incroyable force de conviction, il décide alors de rompre avec la cave coopérative et de mettre en pratique cette science de l’observation et de l’accompagnement de la nature apprise chez son « mentor » alsacien. Avec le soutien précieux de sa compagne, Sandrine Farrugia, ancienne exportatrice de vins devenue vigneronne à ses côtés, il va progressivement réveiller toute une appellation.

Dès 2000, il convertit le vignoble à la culture biologique, puis, deux ans plus tard, à la bio-dynamie, car, pour Elian, c’est bien la qualité du matériel végétal, l’intégrité et la vitalité du raisin qui sont à l’origine de tout. « Une simple question de bon sens ! » selon lui. A l’écoute du fruit, de son identité gustative et de ses équilibres naturels, il fait le choix de vinifier dans de grands « œufs » en béton, sans aucun intrant extérieur, et d’élever en barriques et en foudres âgés, dans cette grande cave semi-souterraine qu’il a construite dès ses débuts. Cet homme de conviction ne dévie pas de son objectif : laisser s’exprimer, sans filtre ni artifice, le terroir et le millésime. Excellent dégustateur lui-même, Elian fût très vite repéré par quelques-uns des meilleurs sommeliers que comptent le pays et ses vins ne tardèrent pas à se retrouver chez Guérard, Troisgros ou Loiseau. Ce sont aujourd’hui pas moins de 120 tables étoilées françaises qui accordent une belle place aux vins singuliers et délicieux d’Elian ! Une reconnaissance amplement méritée qui se double aujourd’hui d’une deuxième étoile décernée par le prestigieux Guide vert de la Revue du Vin de France : une récompense qui installe encore davantage Elian parmi les plus grandes signatures des vignobles du Sud-Ouest.

Toujours en quête d’expériences nouvelles, Elian décida dès la fin des années 1990 de planter quelques cépages blancs dans ce pays où les rouges dominent. Bien sûr, ici, pas de place pour des clones, mais uniquement des plants en sélection massale, plus qualitatifs. Dans ce Sud-Ouest de la vallée de la Garonne, au climat souvent chaud et humide, Elian adapte sa conduite de la vigne pour permettre à la plante de mieux résister à la pression des maladies cryptogamiques. C’est ainsi qu’il soigne tout particulièrement la gestion foliaire, privilégiant des palissages et un tressage haut, mieux à même d’aérer feuilles et grappes et d’éviter l’installation du mildiou en particulier.

Aujourd’hui, son Coucou Blanc s’affirme comme l’un des blancs du Sud-Ouest les plus singuliers, complexes et attachants. Tout simplement, l'un des meilleurs ! Subtil assemblage de sauvignon (blanc et gris) et de sémillon, ce vin à nul autre pareil (comme le dit Elian : « je ne fais pas du Bordeaux ! ») nous enchante par son aromatique complexe et harmonieuse, son superbe équilibre entre puissance et fraîcheur acidulée.

Après un millésime 2021 à la météo particulièrement capricieuse, plutôt arrosé et plus fraîche qu’à l’accoutumée, 2022 a renoué avec un profil bien plus sec, chaud et solaire, devenu pratiquement la norme dans les vignobles du Sud-Ouest. Des conditions estivales qui ont permis d’obtenir des maturités très abouties, avec des raisins offrant un état sanitaire excellent, une belle intensité aromatique couplée à des équilibres acides impeccables et presque surprenants après un été si chaud. Une ombre au tableau cependant : la sécheresse n'a pas permis aux baies de beaucoup grossir : les rendements se sont révélés cette année encore bien en-deçà d’une « moyenne » qu’il devient de plus en plus rare d’atteindre…

Quel plaisir de découvrir ce Coucou blanc gourmand et complexe, au fruité charnu et fringant. Il combine, avec éclat et une aisance déconcertante, volupté florale, franchise des notes de fruits blancs et de fruits à noyau, mais aussi l’énergie des agrumes, tantôt confits, tantôt flambés, une végétalité fraîche et intense, aux accents chlorophylliens et herbacés. Quant à la bouche, elle puise dans le sol une vigoureuse trame épicée aux stimulants accents de bâton de réglisse, cardamome ou poivre vert. Un vin expressif et d’une grande complexité, qui vous régalera à table sur des cuisines aromatiques, épicées.

Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde : n’oubliez pas que chez Elian da Ros, les cépages blancs totalisent moins de deux hectares sur les 20 que compte le domaine : les premiers arrivés seront les premiers servis !

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