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Vincent Dancer : derniers flacons du millésime 2022

Depuis ses débuts en 2003, Vincent Dancer s’est installé parmi la poignée de vigneron culte de la Côte d’Or, incarnant une génération de vignerons rigoureux et subtils, créatifs et curieux, oeuvrant dans le respect absolu de la nature et des terroirs. Avec son fils Théo, ils nous livrent un millésime 2022 rayonnant, charnu et tonique. En voici les derniers flacons pour 24H Chrono !

Vente privée : vin
Vincent Dancer : derniers flacons du millésime 2022

Vincent Dancer figure incontestablement parmi les vignerons les plus talentueux et créatifs de sa génération. Tout n’allait pourtant pas de soi lorsque Vincent profite de l’opportunité du retour dans le giron familial de quelques vignes, jusque-là louées et exploitées par le négoce Beaunois, idéalement situées à Chassagne-Montrachet et Meursault. Arrivé d’Alsace où il a passé l’essentiel de sa jeunesse et envisageait de devenir ingénieur, comme son père, c’est en 1996 qu’il s’inscrit « un peu pour voir » en viti-oeno à Beaune. Il envisage alors de reprendre durablement les vignes familiales.

Parfaitement conscient que le temps de la vigne et du vin est un temps long, dans lequel patience et humilité sont des valeurs cardinales, Vincent reprend d’abord en main la culture de la vigne (sur un peu plus de 3 hectares), replantant quand il le faut, plutôt à haute densité, et adoptant rapidement les principes d’une culture biologique respectueuse de son terroir. Parallèlement, il continue à se former auprès de quelques illustres voisins de vigne, mais aussi de son oncle Philippe Ballot, vigneron à Meursault. Il faudra attendre 2003 avant qu’il estime que ses vins soient dignes d’être commercialisés sous sa propre étiquette. 7 ans de réglages fins, parcelle par parcelle, grappe par grappe, 7 ans d’expérimentations, aussi bien à la vigne qu'au chai, 7 ans de dégustations intransigeantes, à la recherche du but ultime : élaborer des vins « vivants » et habités, reflétant avec précision et équilibre la pureté de leur origine, exprimant leur terroir et leur millésime au plus juste, sans fard ni artifice.

20 ans plus tard, Vincent Dancer est solidement installé parmi l’élite de la Côte d’Or, adulé dans le monde entier pour la pureté et l’intensité hors-norme de ses vins. Ce passionné de photo et amoureux de la nature a su marquer ses vins d’une véritable « signature » esthétique : millésime après millésime, ils marient avec équilibre et élégance une splendide concentration, une tension incisive, une expression franche du sol et du lieu qui les a vu naître. Malheureusement pour les amateurs que nous sommes, le domaine ne compte que 4 « petits » hectares en blanc (et 2 hectares de Pinot noir) et n’est plus, depuis longtemps, en mesure de satisfaire une demande qui n’a jamais cessé de croître. Même si de nouvelles vignes, plantées sur des terroirs calcaires d’altitude, du côté de Nantoux, en Hautes-Côtes, commencent aujourd’hui à entrer en production.

Figurant parmi cette poignée de vignerons « cultes » de la Côte de Beaune, Vincent ne dévie pourtant pas d’un fil : toujours à l’écoute de sa plante et de son fruit, toujours adepte d’une vinification la plus simple et la moins interventionniste possible, toujours modeste face à la force de la nature. Ici, la main du vigneron ne tremble pas, mais elle sait s’effacer pour laisser parler le terroir et le millésime. Résolument proche de la nature et d’une vision authentique et sans artifice des vinifications, Vincent limite au maximum les intrants, se contentant d’ajouter une dose infinitésimale de souffre, peu avant la mise en bouteille. Rien ne doit perturber le cheminement naturel du vin et la façon dont il se construit au fil des fermentations et de son élevage. Chaque cru, chaque millésime est différent : ici, on ne cache rien, « pas de retouche ni de maquillage » nous glisse, sourire aux lèvres, ce grand amateur de photographie, son autre passion. La vérité du fruit, du lieu et des saisons : c’est cette histoire que le vigneron a envie de raconter, et rien d’autre. Une histoire dans laquelle Théo, son fils, apporte aujourd’hui sa patte, avec un talent et une maîtrise qui forcent le respect, après avoir fait ses gammes chez quelques vignerons de légende (Eloi Dürrbach et Dominique Belluard en particulier).

Face à la succession de millésimes chauds et solaires, Vincent et Théo n’hésitent pas à faire évoluer leurs pratiques, misant sur la protection naturelle du feuillage. Ils ont ainsi progressivement adapté des palissages plus hauts, limitant au maximum les rognages. Ils testent aujourd’hui, dans certains crus, une conduite inspirée de la conduite en gobelet, autour d’un échalas. L’utilisation de couverts végétaux et le recours à un griffage très léger du sol permet également de limiter les phénomènes d’évaporation et d’assèchement des sols, mais aussi de veiller aux maintiens de bons équilibres microbiologiques pour le substrat de la vigne. Théo et Vincent se tournent vers des pratiques d’agroforesterie, misant sur une plus grande diversité de flore au sein même de chaque parcelle de vignes. Une pratique qu’ils ont expérimentée avec beaucoup de réussite sur les hauteurs de Nantoux, où ils ont planté des vignes de chardonnay et de pinot noir, au sein d’un véritable écosystème d’arbres fruitiers, de bois et de haies protectrices. Ici, l’histoire s’écrit au présent et c’est heureux.

Après une année 2021 très difficile à vivre à la vigne puis en cave, entre le gel ravageur du mois d’avril, la pluie et la pression incessante du mildiou, et finalement, des rendements en berne, l’année 2022, bien moins éprouvante, a renoué avec un profil climatique dominé plutôt par un temps sec, ensoleillé et souvent chaud.

Début avril, des températures négatives lui ont donné quelques frayeurs pour les bourgeons de chardonnay tôt débourrés. Heureusement, le temps resté sec et venteux a permis d’éviter tout dégât dans les vignes. Le mois de mai fut ensuite marqué par l’absence d’eau et des températures élevées, les plus chaudes depuis 50 ans. Heureusement, la pluie est revenue en juin, avec une succession d’averses orageuses qui ont permis de reconstituer quelques réserves hydriques, bien utiles pour affronter un été particulièrement chaud. Les pics caniculaires se sont succédé tout au long du mois de juillet. En août, quelques averses ont permis de relâcher un peu la pression et d’éviter un trop fort stress hydrique.

Le vrai défi, en 2022, consistait à trouver, pour chaque vigne, la maturité optimale, phénolique et physiologique. Pour les blancs, la récolte s’est principalement étalée sur la dernière semaine du mois d’août. Si les rendements restaient très modérés, l’état sanitaire, quant à lui, était juste parfait, ne nécessitant que très peu de tri ! De beaux raisins, juteux, concentrés, ayant conservé de très belles acidités, malgré la chaleur de l’été. La qualité du travail cultural est pour beaucoup dans la préservation de ces superbes équilibres.

Au final, Théo et Vincent nous gratifient d’un millésime de très haut vol, un millésime d’équilibre entre chair et énergie, avec des aromatiques expressives et des bouches qui conjuguent une matière pulpeuse, dense, de belles acidités juteuses et des trames minérales particulièrement bien définies.

Nous avons le plaisir de vous en proposer aujourd'hui les tout derniers flacons. Une offre exceptionnelle et collector, valable uniquement pour 24H Chrono : ne tardez pas !

Nous sommes contraints de limiter les quantités achetables à 6 bouteilles par foyer (toutes cuvées confondues), afin de permettre au maximum d’entre vous de pouvoir goûter à ces blancs d’exception.

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